18 juillet 2008
Rock Solid
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17 juin 2008
Stomp
28 février 2008
Hueco
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22 novembre 2007
Quote. Y tient.
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Calme plat. Quotidienneté.
Horaires à la con adorés, promenades dans des hotels de luxe.
Dans des cinémas désaffectés. Dans des halls démesurés.
Dans d'édifiants improbables.
Et des envies.
Le corps travaille, l'âme se repose -
Celle-là se chine et s'échine assez toute seule, dans son coin.
Same ol' business.
Dreams as usual.
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Et, toujours, cet écran - qui attend patiemment.
Et, toujours, cet écran, dans lequel il plonge.
Et/Où, toujours, il poursuit les ombres qui l'allongent.
Il respire et ajoute en un souffle :
Mais-jamais-n'oublie-d'enfouir-et-d'en-fuir-quelques-autres !
Habité, même si n'aime pas forcément tous ses locataires.
Habitué, même si ne sait pas toujours qu'en faire.
Dreams as usual.
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Et des mots.
Et des mots.
Et des mots.
Et des mots.
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15 novembre 2007
Ctrl
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De 'délétère' à 'delete', il n'y avait qu'un pas.
C'est un poil psychotique - mais efficace.
It's on the Way.
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01 octobre 2007
Le Sot l'y laisse
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Qu'importent les souvenirs, pourvu que l'on ne m'y laisse.
Dans l'âme, sa lie : peu de brou ! - pourvu que je ne m'y blesse...
Qu'importe le temps, pourvu que je ne cesse.
Tant que porte l'envie.
Pourvu qu'on ait l'ivresse.
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09 juin 2007
@ terré
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En bas, il n'y a rien.
Pour en avoir fait le tour,
Je ne le sais que trop bien.
En bas, rien ne s'éclaire.
On ne colle qu'à soi-même.
A la lumière noire d'un Ego amputé de l'autre,
D'un Ergo Sum solitaire.
Dans lequel on se vautre.
En bas, on se pense. Et on croit panser.
Et on observe au loin les mains tendues.
Celles, je sais, qu'on ne veut pas blesser.
Mais on pèse de tout son poids.
En bas, il n'y a rien.
Pardonnez ma certitude, mes imprécations.
Mais, pour en avoir fait le tour,
Je ne le sais que trop bien.
Et, cette fois, je refuse de descendre.
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27 mai 2007
Un pacte
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J'avais osé lui demander de me consacrer quelques minutes.
Sous mon bras : quelques toiles, quelques mots et quelques notes.
Il *fallait* que je lui montre, cette fois ; jamais je n'avais été aussi décidé...
Il apparut enfin. Toujours la même dégaine et ce petit sourire en coin.
Mademoiselle - deux cafés - emballé/pesé/payé. Pas que ça à foutre, après tout. Mais...
Je retardai pourtant moi-même l'heure du voilà-donc-ce-qui-nous-amène,
préambulant tant et plus au milieu de mes vaines précautions.
Il y coupa court, d'un regard, en découvrant ce que je dissimulais.
Dès lors, je me tus, pris par la pudeur des mis-à-nu.
Et il commença, lui, à y mettre les mots que je n'avais plus.
'Un peu fade'. 'Prometteur'. 'Surjoué'.
'Délicat'. 'Surprenant'. 'A retravailler'...
Rien que je ne sache déjà, en somme.
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Sur la dernière, enfin, il ne put rien articuler.
Il se taisait, enfin, et se contentait, le regard perdu, de sourire à ma page.
Celle-là. Celle-là était réussie.
Je n'avais pas tant perdu mon temps. Et plus.
"Scelle-là".
De retour chez moi, je l'oubliai au fond d'un tiroir et me remis à plancher sur toutes les autres.
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24 mai 2007
Noctambulisme
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"Ca y est", se dit-il enfin, "j'ai trouvé où m'asseoir aujourd'hui".
Oreilles recouvertes, musique à l'âme, ne pense plus et écoute.
Le reste Se pensera mieux sans toi.
Pupilles grandes ouvertes, reste du monde forclos, ne dévisage plus, contemple.
Tes yeux verront mieux sans toi.
Un noeud défait, deux autres apparaissent ; le nouveau puzzle a du bon.
Pêne et joies de la reformulation.
De la nécessité des longues promenades nocturnes et des rêves éveillé.
Il avait presque oublié...
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20 mai 2007
Analogique
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Poum, tchack - rélasidosisol. Belle ardeur, session faste.
Mal aux doigts, moitiés sourds ; trois sourires, saine fatigue.
J'aurais pourtant voulu (ou dû) m'endormir - il y a deux ou trois heures.
Tic, tac - un peu las, esprit fol. Etrange humeur, contraste.
Ferme les yeux, ne pense plus - credo familier des heures indues.
Vacille mais ne s'éteint. Le monde resurgira - dans deux ou trois heures.
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09 mai 2007
Assez
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Je n'ai plus envie de parler.
Plus envie de débattre, d'arguer, d'argumenter.
La couche de signifiants m'oppresse ; du signifié je me déleste.
Ma vérité est dans l'instant.
Dans le déjà partagé ; dans ma communauté de vivants.
Parlez, écrivez, tonnez ; je n'en ai cure.
Derrière vos mots, je ne prendrai plus le sens en filature.
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05 mai 2007
Dernier ressort
Si les herbes folles du jardin n'avaient pas poussé depuis ma dernière
visite, j'aurais pu croire ce lieu complètement hors du temps. Les
pluies de moussons qui se poursuivaient depuis plusieurs jours avaient
recouvert les feuillages d'un vernis vert luxuriant, et les racines par
terre répandaient une odeur sauvage. Au milieu de cet océan de verdure,
l'oiseau de pierre se dressait dans la même position que l'autre jour,
les ailes ouvertes, prêt à s'envoler. Mais naturellement, il n'y avait
pas la moindre probabilité que cela arrive. Je le savais, et l'oiseau
aussi. Figé dans cette posture, il attendait simplement d'être emporté
quelque part, ou détruit : c'était là ses seules possibilités de sortir
du jardin. La seule chose qui bougeait dans ce paysage était un
papillon voletant ça et là, avec l'air du type qui cherche quelque
chose mais qui a fini par oublier quoi. Après avoir fureté en vain
pendant cinq minutes, il s'envola ailleurs.
(Extrait des p.82-83 de l'édition présentée)
08 avril 2007
Contrexemples
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En plein Contrecoup /
[Elle se soigne au Contrepoint.]
~ L'art de la Fugue n'est pas si loin ~
/ En plein Contrecoup
[.il se dilue tout contrecoin]
~ L'Art de la fugue n'apporte rien ~
*
elle accuse encore le loup.
Se dilue ou sémaphore - en verres et contre tout.
~ L'Art de la fugue est un peu vin ~
Il vient alors accuser le coup
[Tout renier, taper du poing]
~ L'art de la fugue, plutôt Mal sain ~
*
Suffit, le noir en brou.
Ca commençait à peser loin.
Ne sont plus joue contre cou.
Mais se soignent en contrepoint.
L'Art de la Fugue au Quotidien.
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01 avril 2007
Traits d'Union
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A bien y réfléchir, aucun ne m'a - franchement - fait peur, jusqu'à présent.
Quelques possibles, maintenant. Tant de rêves différents.
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Mes nuits sont courtes ; mes rêves plutôt mal définis - sans doute.
Mais... Puisque je ne sais pas - puisque j'en sais si peu.
Puisqu'il me faut composer avec les "possible"...
Et surtout ne jamais disparaître.
Quitte à avancer seul - peut-être.
Puisqu'il me faut dénouer au moins un tangible...
Je dévisage ; j'envisage et j'essaie de lire dans les yeux.
Dans les miens, aussi. Et continue à rêver - quoi qu'il en coûte.
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Quelques possibles maintenant, autant de rêves différents.
Et à bien (?) y réfléchir, aucun ne m'a - franchement - fait peur, jusqu'à présent.
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18 mars 2007
Dimanche
J'ai passé mon dimanche à ajouter des lettres ça et là.
Et à en effacer/barrer d'autres.
Ici et ailleurs.
Un peu pour toi. Un peu pour d'autres. Beaucoup pour moi, j'avoue.
Ce qu'il y a de pénible avec l'écriture autraumatique, c'est que vient tôt ou tard le moment de se lire.
J'en ai marre. Des dimanches.
Compulsivement, je laisse courir mes doigts. Et je regarde mes mains.
Pentapodes en automatique sur un chemin majoritairement pentatonique.
J'observe plus que je n'entends. Et je m'hypnotise.
J'observe plus que je ne pense. Et bientôt je m'endormirai juste assez pour m'arrêter.
Plus de musique. Anxiolyse.
Il est temps que je m'assomme.
Ceci dit...
J'ai tout écrit, oui. Mais son contraire aussi.
Ce qui s'affiche ici n'est qu'un instantané (et un 'cliché', quoi ; n'en parlons même pas).
Ca ira mieux demain. Sans aucun doute.
Lundi.


